Inde (A.P.Hawzah)– À l’occasion du 1501e anniversaire de la naissance bénie du Prophète de l’islam, le Prophète Muhammad Mustafa (PSL), une grande cérémonie intitulée « Jashn-e Morsal-e A'zam » s’est tenue au Shi'a College de Lucknow.
Lors de cette cérémonie, Hodjatoleslam Abdolmajid Hakim-Elahi, représentant du Guide suprême en Inde, a insisté dans son intervention sur l’importance du savoir, de l’intégrité, de la place de l’enseignant et de la nécessité d’établir un lien entre connaissance et mise en pratique. Il a également appelé à faire du Shi'a College un établissement de premier plan dans les domaines de la production scientifique, du dialogue interreligieux, des études sur l’Inde et l’islam, ainsi que de la formation de ressources humaines qualifiées.
Diversité culturelle et religieuse : une opportunité pour le développement scientifique
Poursuivant son intervention, il a évoqué le riche passé scientifique et culturel de la ville de Lucknow et déclaré : « L’identité et la place d’un établissement scientifique dans cette ville historique ne peuvent être dissociées de son environnement religieux, culturel et social diversifié. La présence simultanée, au sein de cette assemblée, d’enseignants et d’étudiants chiites et sunnites, ainsi que de fidèles d’autres religions et traditions religieuses, ne constitue pas une menace pour un établissement d’enseignement. Au contraire, si elle est correctement gérée et orientée, cette diversité peut devenir un précieux capital scientifique et humain. »
Le représentant du Guide suprême en Inde a souligné que les échanges entre les adeptes des différentes religions et écoles de pensée pouvaient favoriser la connaissance mutuelle, le dialogue constructif ainsi que l’élargissement des horizons scientifiques et culturels.
Héritage scientifique : de la fierté du passé à la responsabilité envers l’avenir
Évoquant le précieux héritage scientifique et intellectuel du chiisme, il a déclaré que le simple fait de se réjouir des réalisations scientifiques des générations précédentes ne suffisait pas et qu’il fallait plutôt se demander quelle contribution la génération actuelle apportait à la production et au développement du savoir.
Ce dignitaire religieux a déclaré : « Une civilisation ne se construit pas uniquement en se glorifiant de son passé. Elle reste vivante et dynamique lorsque chaque génération est capable d’enrichir l’héritage scientifique des générations qui l’ont précédée et d’apporter de nouvelles réalisations aux générations futures. »
Hodjatoleslam Hakim-Elahi a ajouté que si un établissement portait le nom de « Shi'a College », ce nom ne faisait pas seulement référence à une identité religieuse, mais exprimait également une responsabilité scientifique et culturelle. L’étudiant de cet établissement doit, tout en préservant son identité religieuse, acquérir les compétences et l’expertise nécessaires dans des domaines tels que la philosophie, les sciences sociales, les sciences naturelles, les technologies, l’économie, le droit, la littérature et les autres disciplines scientifiques.
Dans une autre partie de son intervention, se référant au verset coranique : « Certes, Allah vous commande de restituer les dépôts à leurs ayants droit », il a déclaré que la notion de dépôt ne se limitait pas à l’argent et aux biens matériels : un bâtiment, une responsabilité, un nom, une réputation sociale et même les générations futures pouvaient également constituer un dépôt confié.
Le représentant du Guide suprême en Inde, insistant sur le fait que le Shi'a College constituait lui aussi un dépôt confié, a déclaré : « Cet établissement est le fruit des efforts et du travail de personnes qui, avant nous, ont œuvré à sa création, à sa préservation et à son développement. Aujourd’hui, cette responsabilité incombe à la génération actuelle. »
S’adressant aux responsables, aux enseignants et aux étudiants, il a posé une question fondamentale : « Nous ne devons pas seulement nous demander ce que nous avons obtenu de ce College ; nous devons également nous demander dans quelles conditions nous transmettrons le Shi'a College à la génération future. »
Ce dignitaire religieux a ajouté : « Transmettrons-nous cet établissement à la génération suivante tel qu’il nous a été confié, ou l’aurons-nous fait progresser sur les plans scientifique, administratif, éthique et pédagogique, afin de le transmettre aux générations futures avec une organisation plus structurée, une réputation renforcée et des équipements plus modernes ? »
Le savoir associé à l’éthique et à l’action
Hodjatoleslam Hakim-Elahi a ensuite insisté sur la nécessité d’établir un lien entre savoir, éthique et action. Il a déclaré que la mission d’un établissement d’enseignement ne consistait pas uniquement à transmettre des informations et des connaissances théoriques, mais aussi à former des personnes conscientes, responsables, attachées aux valeurs éthiques et capables d’agir efficacement.
Il a souligné que les enseignants comme les étudiants avaient des responsabilités envers la société et l’avenir, et que le savoir ne prenait toute sa valeur que lorsqu’il était mis au service de l’épanouissement de l’être humain, de la résolution des problèmes de la société et du progrès scientifique et culturel.
Le Shi'a College : la perspective d’un centre scientifique et culturel
Le représentant du Guide suprême en Inde a insisté sur la nécessité de renforcer la place scientifique et culturelle du Shi'a College et déclaré : « Cet établissement peut, en s’appuyant sur ses capacités existantes, devenir un centre de premier plan dans les domaines de la production scientifique, du dialogue interreligieux, des études consacrées à l’Inde et à l’islam, ainsi que de la formation de ressources humaines spécialisées. »
Ce dignitaire religieux a souligné que la réalisation d’un tel objectif nécessitait la coopération et la participation de l’ensemble des responsables, des enseignants, des étudiants et des bienfaiteurs, afin que cet établissement puisse préserver l’héritage scientifique du passé, répondre aux besoins du présent et devenir un capital précieux pour les générations futures.
Les enseignements des Ahl al-Bayt doivent se manifester dans nos comportements et nos actes
Dans une autre partie de son intervention, Hodjatoleslam Abdolmajid Hakim-Elahi a insisté sur la nécessité de traduire les enseignements des Ahl al-Bayt en comportements et en mode de vie. Il a déclaré : « Nous parlons beaucoup de la justice, du savoir, de la dignité, de l’humilité et des autres vertus des Ahl al-Bayt, que la paix soit sur eux. Mais la question fondamentale est de savoir dans quelle mesure ces valeurs se reflètent concrètement dans notre vie et dans notre comportement. »
Il a ajouté : « Si nous parlons de la justice de l’Imam Ali, nous devons également respecter la justice dans notre comportement et dans nos relations avec les étudiants et les autres. Si nous parlons du savoir et de la connaissance de l’Imam Ja'far al-Sadiq, nous devons prendre au sérieux, dans nos établissements scientifiques et éducatifs, la production du savoir, la recherche et les études, et œuvrer à l’élargissement des connaissances. »
Le représentant du Guide suprême en Inde a poursuivi : « De même, si nous parlons de la dignité des Ahl al-Bayt, nous devons également traiter avec respect, dignité et ouverture d’esprit les enseignants et les étudiants qui ont des points de vue et des convictions différents des nôtres. »
Il a souligné : « C’est précisément à ce moment que la religion dépasse le niveau du slogan et du discours pour devenir une partie intégrante de la personnalité et du comportement de l’être humain. La meilleure manière de présenter l’école des Ahl al-Bayt consiste à faire en sorte qu’une personne qui vit et échange avec nous puisse, même sans entendre nos paroles, observer et ressentir dans notre comportement et nos actes la justice, la sincérité, le savoir, la dignité et la miséricorde. »
L’école des Ahl al-Bayt dans le miroir de nos comportements
Poursuivant son intervention, Hodjatoleslam Hakim-Elahi a posé une question invitant à la réflexion : « Nous tous, que nous soyons responsables, enseignants ou étudiants, devons chaque année nous demander ceci : si un enseignant ou un étudiant non musulman devait découvrir l’école chiite uniquement à travers notre comportement, quelle image de cette école se formerait dans son esprit ? »
Il a ajouté : « Notre comportement laisse-t-il apparaître le savoir, l’éthique, la justice, le respect de l’être humain, le dialogue, la sincérité et la dignité humaine, ou autre chose ? »
Le représentant du Guide suprême en Inde a souligné que la réponse à cette question pouvait mesurer dans quelle mesure nous mettions concrètement en pratique les enseignements des Ahl al-Bayt, que la paix soit sur eux. En effet, les valeurs religieuses ne peuvent véritablement produire leurs effets dans la société que lorsqu’elles se manifestent dans le comportement, les relations sociales et les actes quotidiens des adeptes de cette école de pensée.
L’avenir du Shi'a College
En conclusion, Hodjatoleslam Abdolmajid Hakim-Elahi a exprimé l’espoir que le Shi'a College de Lucknow devienne à l’avenir un établissement reconnu et influent dans les domaines du savoir et de la science, du dialogue interconfessionnel et interreligieux, des études sur l’Inde et l’islam, ainsi que de la formation de ressources humaines compétentes et qualifiées.
Il a souligné que la réalisation de cette vision nécessitait un effort collectif de la part des responsables, des enseignants, des étudiants et de toutes les personnes attachées au développement scientifique et culturel de cet établissement.







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